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Téléchargez le bulletin fourrages du 1er juin 2021

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SITUATION AU 30 MAI 2021 :

D'après les relevés Météo France, les températures cumulées atteintes (comptées à partir du 1er février) varient de 1196 (plateau de GER), à 1446 degrés-jour (°Cj) (secteur ANGLET) ; ils sont de 1214 à LANNE EN BARETOUS, 1225 à LESCUN (en bas, à 495m alt.), autour de 1245 à ASSON, LARUNS et LEMBEYE, 1255 à OLORON, 1270 à UREPEL, 1337 à UZEIN, et autour de 1375°Cj à AICIRITS et BIDACHE.
Les simulations de calculs pour la zone Montagne, à partir des stations d'OLORON, de LARUNS (à 522m alt.), de LARRAU (à 1427m alt.), de MENDIVE et d'UREPEL donnent des cumuls atteignant les 1135 °Cj à 600m, 1060 à 700m, 990 à 800m et 850°Cj à 1000m.

Le retour à des températures plus clémentes et les quelques pluies de ces derniers jours ont permis aux prés de reverdir. Même bienvenues, ces précipitations ne suffisent cependant pas à « redresser » un contexte qui reste globalement sec, bien en dessous des normales de saison et ce depuis 4 mois.

Quel que soit le type de prairie, la marge de manœuvre pour passer d’un foin précoce à un foin tardif n’est que de 8 jours.
Après 1400°C, la qualité des foins diminue fortement, mais le resemis naturel de la prairie a pu / peut avoir lieu. Les fauches sur une herbe ainsi très avancée sont ensuite à relever jusqu’à 6 voire 7 cm (luzerne), la repousse de cette végétation passée étant systématiquement plus lente.
De même, afin de favoriser les repousses après pâture, il reste impératif d’être vigilant quant aux hauteurs de végétation restant après passage des bêtes (5 cm), quitte à freiner le passage des animaux sur les parcelles, en intensifiant la pâture instantanée (recoupage de la parcelle) ou en ajustant les fourrages complémentaires.

Des pâtures épiées pourront être valorisées sans trop de gaspillage par la pratique du topping (fauche préalable, avec préfanage d’1/2 à 1 journée de l’herbe, à l’entrée des animaux). L’herbe ainsi offerte est très appétente, pour peu qu’elle n’ait pas été mouillée après sa coupe. La prairie repart aussi de façon plus homogène, sans besoin d’une élimination des refus, qui, si elle est assurée mécaniquement, sera à mettre en œuvre par broyage ou mieux, par fauche (plus avantageuse en termes de débit de chantier, de coût et de netteté de coupe).
Ce nettoyage sera à effectuer, si nécessaire, de préférence le jour même de la sortie des animaux, à une hauteur de végétation résiduelle de 10 cm, pour ne pas amputer les nouvelles feuilles.

 

Stades repères de la végétation et de l’utilisation optimale correspondante (en degrés jours °Cj (cumulés à partir du 1er février, base 0 – 18°C) ; d’après INRA, 2011 :

 

STADE DE LA VEGETATION

FIN DEPRIMAGE (Epi 5 cm, ou E5)

Epi 10 cm

(E10)

DEBUT EPIAISON

PLEINE EPIAISON

PLEINE FLORAISON

UTILISATION OPTIMALE DE LA PRAIRIE

Pâture sans amputer le rendement de la fauche ultérieure

Fin transition alimentaire / 1er tour

Ensilage, enrubannage, fauche pour séchage en grange

Foin précoce

(bonne valeur alimentaire)

Foin tardif

(riche en fibres)

PT fertile et précoce (RGA, houlque)

500

500

700

800

900

PT / PP fertile (dactyle, fétuques)

600

800

1100

1200

PP / PN tardive (agrostis, pâturin commun)

900

1000

1200

1500

1600

 

Ces repères, indicatifs, sont donnés dans l’optique d’optimiser l’utilisation de l’herbe offerte ; au-delà, il est difficile de ne pas être dépassé par la pousse lorsqu’elle explose, même avec un pâturage « organisé ». Ils sont à combiner à la hauteur d'herbe disponible. Il importe cependant de ne pas attendre, pour les 1ères sorties en fin d’hiver, une hauteur de végétation supérieure à 7–8 cm (cheville).
La position du futur épi, à 5 ou 10 cm au-dessus du plateau de tallage (zone peu différente du niveau du sol) peut être vérifiée en coupant la tige dans le sens de la longueur.

Fertilisation ?

Etaler les bouses, à la sortie des vaches, permettra de répartir la fertilisation et de limiter les refus lors du tour suivant. Au vu des orages annoncés, ce peut être opportun.

Une fertilisation minérale peut aussi s'envisager, dans le but de « doper » les repousses en profitant de ces pluies. Ces apports seront d'autant plus intéressants que les 1ères coupes, faute d'eau (et de chaleur) en début de printemps, sont en moindres volumes qu'habituellement ; ils peuvent donc concerner les prés de fauche, mais aussi les pâtures, si la surface accessible au bétail est réduite (moins de 0,25 Ha / UGB en ration 100% herbe) :
   - dans le cas de prairies à moins de 30% de trèfles, une fertilisation azotée de 30 à 40uN / Ha sera suffisante, sous forme uréique ou complète (= PK inclus)
  - une prairie plus riche en légumineuses (ou une luzernière pure) pourra se passer de cet azote minéral ; elle valorisera cependant bien les formes solubles du phosphore et de la potasse. Si l'apport d'azote est toutefois souhaité (association luzerne / graminée, par exemple), il importera d'avoir la main "légère" (maximum 25 uN / Ha), pour ne pas trop, à terme, défavoriser la légumineuse.

AGENDA :

Formation Séchage des fourrages à la ferme : prochains RDV 3 et 10 juin 2021
- 3 juin après-midi, avec visite d’un séchoir bottes autoconstruit, à TARDETS
- 10 juin (journée), en salle pour des simulations technique (quels impacts selon le choix de l’outil) et économique, à TARDETS
Renseignements et inscription :
- Marie-Claude MAREAUX : 06 24 42 59 54 // mc.mareaux@pa.chambagri.fr

Contact : Marie Claude MAREAUX - CHAMBRE D'AGRICULTURE 64 - 05 59 80 69 92 - mc.mareaux@pa.chambagri.fr

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