Productions végétales

Accéder aux flux rss de notre siteImprimer la page

Le maïs, la base des productions du département

Le maïs occupe 29 % de la SAU en 2010, c'est la culture la plus fréquemment cultivée dans le département. On la trouve surtout sur la moitié nord du département. Grâce à un climat propice à cette culture, seulement 25% des surfaces sont irriguées contre plus de la moitié en Aquitaine. Près des trois quarts de ces surface sont consacrées à la production de grain, 23% à celle de fourrage (essentiellement ensilage) et le reste au maïs semence (3%).

Plus de 6000 producteurs de maïs sont recensés actuellement pour environ 103 000 ha (78 000 ha de maïs grain, 17 000 d'ensilage, 4 000 ha de maïs semences).

Les rendements moyens départementaux en maïs grain sont passés de 20 q/ha en 1950 à 80-90 q/ha actuellement.

La surface en maïs tend à diminuer. Du fait de la PAC qui favorise la diversité d'assolement, des contraintes d'irrigation et des marges économiques actuelles, la maïs a été remplacé par d'autres cultures de céréales ou d'oléo-protéagineux.
Quatre coopératives assurent 80 % de la collecte de maïs consommation.

L'herbe : une richesse locale

En 2016, les Pyrénées-Atlantiques comptent 292 800 ha d'herbe dont 223 500 de surfaces toujours en herbe et 68 200 de prairies temporaires.

Le rendement moyen est estimé à 6 tonnes de matière sèche à l'hectare (7 t/ha pour les prairies temporaires, 3 t/ha pour les permanentes). 

 

Céréales, oléagineux et protéagineux

Les surfaces en céréales augmentent régulièrement et ne se cantonnent plus seulement aux coteaux séchant.

Surfaces et rendements moyens en 2017 :

  • blé tendre : 5 255 ha - 62 q/ha      
  • tournesol : 7 470 ha - 27 q/ha
  • triticale : 3 120 ha - 42 q/ha          
  • colza d'hiver : 3 058 ha - 29 q/ha
  • orges : 1 562 ha - 56 q/h                
  • soja : 4 940 ha - 29 q/ha
  • féverole et vesce : 515 ha - 23 q/ha
  • pois protéagineux : 38 ha 

Légumes sous contrat : une diversification intéressante

Des évolutions sont sensibles chaque année. Ainsi en 2017, on dénombrait

  • 1 917 ha de maïs doux (1 378 ha en 2010)
  • 433 ha d'haricots verts  (544 ha en 2010)
  • 111 ha de garden peas (252 ha en 2011) 

La vigne

La vigne couvre environ 2 500 ha dans le département des Pyrénées Atlantiques soit environ 10% de la SAU. L'essentiel de la production est réalisée sous signe de qualité (95% sous AOC, 3%  sous IGP). 637 agriculteurs ont déclaré avoir produit du vin en 2016. On rencontre sur le département une production variée (Blancs secs et moelleux, rosés, rouges) même si la productyion de blanc est majoritaire. Le vignoble est constitué essentiellement des cépages gros manseng, petit manseng et tannat. Ces cépages sont très peu utilsés au delà des départements voisins et marquent l'identité des vins. La mise en valeur par les vignerons de terroirs escarpés, parfois aménagés en terrasses font de cette filière un vecteur d'image important en lien avec le développement du tourisme.

En savoir plus sur les AOP-IGP viticoles

Le Piment d'Espelette

188 agriculteurs du Pays Basque situés sur 10 communes de la province basque du Labourd produisent du Piment d'Espelette en AOP. Les communes concernées sont Souraïde et Larressore en totalité et une partie des communes de Espelette, Jatxou, St Pée sur Nivelle, Ainhoa, Cambo les Bains, Ustaritz, Itxassou et Halsou.

247 ha sont en 2017 consacrés à la production de piment dont la commercialisation se décline sous la forme de poudre, de corde ou de piment entier frais.

C'est en 1997 que le Piment d'Espelette obtient sa reconnaissance sous signe officiel de qualité.
Pour en savoir plus

Kiwi et tabac

 En France, 1 kiwi sur 2 est produit en Aquitaine. La moitié du verger régional se trouve dans les vallées des Gaves et de l'Adour (département des Landes et des Pyrénées-Atlantiques). 380 producteurs du bassin de l'Adour commercialisent 20 000 tonnes de kiwis dont 3 500 tonnes sous l'IGP Kiwi de l'Adour. Les Pyrénées-Atlantiques comptent en 2010, 139 producteurs pour 414 ha (en augmentation de respectivement de 14 et 25 % par rapport à 2000). Les coopératives collectent la majeure partie de la récolte, destinée principalement au marché français.

2017 voit une nouvelle diminution des surfaces en tabac qui atteignent 40 hectares pour 14 producteurs réparties entre Burley pour 13 hectares et Virginie pour 27 hectares. La diminution de la consommation de tabac, le manque de main d'oeuvre et l'évolution des dispositifs d'aides européennes expliquent ces  faibles surfaces.Cependant, la filiale Traditab génère des marges intéressantes (5 000 €/ha en moyenne) autorisant le développement des ateliers existants ou l’installation de jeunes. Tabac Garonne Adour vise ainsi une augmentation de production de 20 hectares par an.