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Elevage Garat à La Bastide Clairence : alimentation des veaux à volonté, mais sous contrôle strict

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Pour l'élevage des veaux de 0 à 210 jours, l'alimentation à volonté est privilégiée, mais l'aliment est rigoureusement choisi et la courbe de croissance des animaux suivie de près.

 

Jean-Vincent Garat est à la tête d'un troupeau à haut potentiel génétique de 59 mères de race Blonde d'Aquitaine à Labastide Clairence. Il garde chaque année une vingtaine de femelles et une douzaine de mâles pour la reproduction, orientation majeure de son élevage. Pour les femelles, l'âge au premier vêlage est de 30 mois, ce qui impose un objectif ambitieux de croissance pour la mise à la reproduction à 20 mois.

 

 

 

Les autres femelles sont commercialisées à 100 jours environ en veau sous la mère. Les mâles partent entre 260 et 280 kg. Globalement les animaux sont 8 mois sur 12 dehors, au pré.

 

 

 

Les vêlages sont groupés sur deux périodes : l'une d'août à octobre et l'autre de février à avril. La conduite des veaux est adaptée à ces deux périodes de vêlage. Jusqu'à 6/8 mois, elle reste identique pour les mâles et les femelles, qu'ils soient destinés à la reproduction ou à la boucherie.

 

 

Tétée libre jusqu'à un mois

 

Les veaux nés à l'automne passent l'hiver en stabulation. Jusqu'à un mois, ils sont en liberté avec les mères et tètent à volonté. Dans la stabulation, ils ont un espace « réservé ». De 1 mois jusqu'à 4 mois, c'est-à dire 122 jours, ils ont deux tétées par jour. « Ensuite, nous réduisons à 1 tétée par jour jusqu'au sevrage pour que la production laitière de la vache diminue et faciliter le tarissement. Les lactations de nos vaches sont très bonnes et le tarissement est toujours délicat. »

 

 

 

Pendant l'hiver, les veaux ont à disposition de l'aliment complet à volonté et du foin, également à volonté. Pour privilégier le développement du muscle, cet aliment est à 18 % de protéines.

 

 

 

A partir de 5 mois environ, les futurs reproducteurs reçoivent l'aliment des vaches : ensilage, foin, maïs, herbe. « L'objectif est progressivement d'habituer la panse à cette future alimentation », explique Jean-Vincent.

 

 

 

Les veaux nés au printemps sont très vite dehors avec les mères et ils y restent. La tétée est donc libre. A partir d'un mois, ils reçoivent en complément le même aliment que les veaux nés à l'automne, à 18 % de protéine.

 

 

Pesée tous les trois mois

 

Dans tous les cas, la croissance des veaux est suivie de près. Adhérent à Bovins Croissance, Jean-Vincent voit son technicien, Mickaël Garay, tous les trimestres. L'objectif est d'obtenir des femelles de 650 kg à 24 mois et des mâles de 900 kg à 24 mois. Pour les femelles reproductrices, le poids est important. La mise à la reproduction se fait à 20 mois pour un premier vêlage à 30 mois. Elles doivent avoir atteint 600 kg à cet âge.

 

 

 

Les animaux sont donc pesés régulièrement et les résultats finement étudiés. « Ce suivi, explique Jean-Vincent, est une nécessité économique. On vérifie que le GMQ, le gain moyen quotidien, est conforme à nos objectifs et qu'on ne gaspille pas d'argent dans une alimentation superflue ou mal adaptée.

 

 

 

La pesée à 120 jours est très importante. Elle est significative de la production laitière des mères. Si nous remarquons une variation de la croissance par rapport à notre objectif, nous devons rectifier l'alimentation des mères.

 

 

« Nous produisons notre aliment sur la ferme », souligne Jean-Vincent Garat. La ration est calculée régulièrement en fonction des analyses de fourrages, foin et ensilage, et du potentiel génétique des animaux. « Pour la distribution nous avons investit dans une mélangeuse. Tout est précisément pesé et mélangé. C'est pour nous la garantie d'une alimentation régulière pour les vaches ce qui a des conséquences sur la lactation en termes de qualité et de régularité. »