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Hannetons et vers blancs : quelques dégâts dans le Haut Béarn

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Les communes de Lescun et de Lhers sont à nouveau touchées par des dégâts de « vers blancs », la larve du hanneton commun. Des dégâts modérés, mais qui nécessitent une certaine vigilance.

Des dégâts sur quelques parcelles :
Plusieurs prairies présentent des attaques significatives, avec des plaques de végétation « mortes », qui peuvent être soulevées à la main et sous lesquelles on trouve des gros vers blancs qui ont sectionné toutes les racines. Sur 2 prairies, seule la partie pentue la plus séchante est vraiment touchée, avec des densités supérieures à 10 larves par m2. A Lhers, quelques larves également, mais très jeunes (moins de 5 mm).
Des fougeraies ont également été atteintes, toujours sur le versant sud de Lescun, la pelouse se détache par plaque, avec des arrachements par les sabots de vaches, avec des densités mesurés qui peuvent dépasser 20 larves/m2.

Un petit vol d’adultes en début d’été
Probablement peu important et peu signalé par les éleveurs, les hannetons adultes ont laissé des traces de morsures sur les noisetiers des haies, à Lescun et à Lhers. Dans les 2 cas, de très jeunes larves sont observées dans le sol à proximité. Le quartier Labrénère, comme souvent, reste le plus touché. 

Repérer et prévenir :
Outre le jaunissement par plaque, et le décollement de plaques, la présence des corvidés est le signe le plus visible actuellement. Au plus près, on peut remarquer les petits trous qu’ils font avec leur bec en fouillant le sol, les larves se trouvent entre 5 et 10 cm de profondeur.
Les blaireaux laissent aussi des traces de leur passage en fouillant le sol. 

Agir :
Dans les quelques parcelles dégradées, il faut au minimum scarifier le sol, les larves ne supportant pas la lumière et le dessèchement. Il faut aussi envisager de sursemer (ou de ressemer), certes avec des gaminées, mais aussi avec des plantes à enracinement profond qui supportent mieux la prédation et la sècheresse, comme les trèfles, voire la chicorée ou le plantain (mais ce dernier est déjà très présent). Le réensemencement s’impose lorsque le tapis végétal est totalement détruit.

Jean-Marc ARRANZ, Chambre d’Agriculture
Tel 07 77 34 38 69